Voici le genre de réflexion qu'on peut parfois entendre dans les médias. Il n'est en effet pas facile de s'y retrouver, tant la complexité de ce qui est en jeu ne peut pas être expliquée en quelques secondes à la télé.
Les faits
Cette année, 22900 suppressions de postes dont 11.200 dans l'enseignement (8.830 dans le public) sont inscrites au budget 2008, alors que 35000 sont déjà annoncées pour 2009 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Sur ces 35000, 20000 concernent l'éducation nationale, et pour chacune des quatre années à venir. Bilan: d'ici dans cinq ans: 91200 postes supprimés dans l'enseignement. On ne voit pas comment ce chiffre énorme ne pourrait pas être sans conséquences, d'aurant plus que depuis cinq ans environ 6000 postes ont été supprimés chaque année, ce qui fera un total réel d'environ 120000 enseignants en moins en dix ans . Les nouveaux programmes à l'école primaire sont aussi très critiqués.
La totalité des organisations représentatives des enseignants appelle à cette grève, y compris dans l'enseignement privé (ce qui est plus inhabituel) et des organisations lycéennes et d'étudiants ainsi que la FCPE appellent à participer aux manifestations.
Il y a d'autres secteurs de la fonction publique en grève, car ceux-ci sont aussi touchés par les suppressions de postes.
L'analyse
La question est de savoir quelles seront les conséquences de ces suppressions massives. Enseignement au rabais, comme le disent certains? Classes surchargées? Allègement des horaires et des programmes? Suppression des redoublements et des Bep? Plus de classes par profs et donc moins de suivi? Le débat ne fait certainement que commencer.
En réalité, la complexité de la gestion d'un établissement scolaire rend tout cela opaque pour la plupart des gens et les débats télévisés actuels relèvent plus souvent de la caricature que de l'information: un raisonnement construit qui éclaircit les enjeux dure trop longtemps, et les journalistes n'aiment pas les réponses qui font plus d'une phrase ou deux et zappent en permanence d'une question à l'autre. Cette façon de procéder concerne d'ailleurs presque tous les "débats" télévisés actuels, souvent rebaptisés "la polémique" au détour d'un journal télé.
Voici un lien vers un article qui semble apporter quelques réponses claires à cette question complexe en mettant en évidence ce qui est sous-jacent, sans pour autant être trop technique. Bien sûr vous trouverez en ce moment beaucoup d'articles sur ce problème en utilisant vos moteurs de recherche préférés. Les pages de Google News et de Yahoo information sont assez bien faites car elles organisent des dossiers thématiques à l'occasion de ce type d'évenements.
Un bon citoyen va toujours chercher l'information pour se forger sa propre opinion, et apprendre à le faire est un des enjeux de notre monde moderne!
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Voici le genre de réflexion qu'on peut parfois entendre dans les médias. Il n'est en effet pas facile de s'y retrouver, tant la complexité de ce qui est en jeu ne peut pas être expliquée en quelques secondes à la télé.
Les faits
Cette année, 22900 suppressions de postes dont 11.200 dans l'enseignement (8.830 dans le public) sont inscrites au budget 2008, alors que 35000 sont déjà annoncées pour 2009 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Sur ces 35000, 20000 concernent l'éducation nationale, et pour chacune des quatre années à venir. Bilan: d'ici dans cinq ans: 91200 postes supprimés dans l'enseignement. On ne voit pas comment ce chiffre énorme ne pourrait pas être sans conséquences, d'aurant plus que depuis cinq ans environ 6000 postes ont été supprimés chaque année, ce qui fera un total réel d'environ 120000 enseignants en moins en dix ans . Les nouveaux programmes à l'école primaire sont aussi très critiqués.
La totalité des organisations représentatives des enseignants appelle à cette grève, y compris dans l'enseignement privé (ce qui est plus inhabituel) et des organisations lycéennes et d'étudiants ainsi que la FCPE appellent à participer aux manifestations.
Il y a d'autres secteurs de la fonction publique en grève, car ceux-ci sont aussi touchés par les suppressions de postes.
L'analyse
La question est de savoir quelles seront les conséquences de ces suppressions massives. Enseignement au rabais, comme le disent certains? Classes surchargées? Allègement des horaires et des programmes? Suppression des redoublements et des Bep? Plus de classes par profs et donc moins de suivi? Le débat ne fait certainement que commencer.
En réalité, la complexité de la gestion d'un établissement scolaire rend tout cela opaque pour la plupart des gens et les débats télévisés actuels relèvent plus souvent de la caricature que de l'information: un raisonnement construit qui éclaircit les enjeux dure trop longtemps, et les journalistes n'aiment pas les réponses qui font plus d'une phrase ou deux et zappent en permanence d'une question à l'autre. Cette façon de procéder concerne d'ailleurs presque tous les "débats" télévisés actuels, souvent rebaptisés "la polémique" au détour d'un journal télé.
Voici un lien vers un article qui semble apporter quelques réponses claires à cette question complexe en mettant en évidence ce qui est sous-jacent, sans pour autant être trop technique. Bien sûr vous trouverez en ce moment beaucoup d'articles sur ce problème en utilisant vos moteurs de recherche préférés. Les pages de Google News et de Yahoo information sont assez bien faites car elles organisent des dossiers thématiques à l'occasion de ce type d'évenements.
Un bon citoyen va toujours chercher l'information pour se forger sa propre opinion, et apprendre à le faire est un des enjeux de notre monde moderne!
